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Camera Obscura

IV  L’estran

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Copyright Morphonaute 2022

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le n° 20

Numéro 21 mai 2022

 Promeneur sur l’estran de Julllouville  - avril 2022

Molly Malone est un personnage fictif issu d’une chanson populaire irlandaise. Celle-ci serait une jolie poissonnière vendant son poisson dans les rues de Dublin au XVIIème siècle… avant de périr des suites d’une forte fièvre…La légende se serait même étoffée autour de cette femme, et beaucoup s’accordent à dire que cette dernière vendait son poisson dans les rues le jour, et se prostituait la nuit. D’autres bruits quand à eux prétendent qu’au contraire, celle-ci était l’une des rares marchandes ambulantes à rester chaste…Cette chanson est souvent jouée partout dans les pubs et dans les rues par le musiciens locaux (les buskers). Les communautés de pêcheurs étaient souvent les plus pauvres et la pêche à pied aux coques et aux moules étaient le lot des femmes qui apportaient ainsi un revenu d’appoint aux familles,  notamment en cas de disette, ou lorsque les maris étaient partis pour  la grande pêche (Terre-Neuvas)



L'homme et la mer

Poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

Recueil : Les fleurs du  mal (1857)

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

Par Daniel Mesguich


Molly Malone

In Dublin's fair city

Where the girls are so pretty
I first set my eyes on sweet Molly Malone
As she wheeled her wheelbarrow
Through streets broad and narrow
Crying, "Cockles and mussels, alive, alive, oh!"

Alive, alive, oh
Alive, alive, oh
Crying, "Cockles and mussels, alive, alive, oh"

She was a fishmonger
And sure 'twas no wonder
For so were her father and mother before
And they both wheeled their barrows
Through streets broad and narrow
Crying, "Cockles and mussels, alive, alive, oh

Alive, alive, oh
Alive, alive, oh
Crying, "Cockles and mussels, alive, alive, oh

She died of a fever
And no one could save her
And that was the end of sweet Molly Malone
But her ghost wheels her barrow
Through streets broad and narrow
Crying, "Cockles and mussels, alive, alive, oh

Alive, alive, oh
Alive, alive, oh
Crying, "Cockles and mussels, alive, alive, oh

Alive, alive, oh
Alive, alive, oh
Crying, "Cockles and mussels, alive, alive, oh

 The Dubliners

Traduction

En croisant sur l’estran de long et en large pendant des années, en avançant et en reculant dans tout ce temps passé à photographier tout un peuple de bipèdes évoluant dans un territoire aussi éphémère,  il m’est venue l’idée de tisser  un maillage de cet espace singulier aux facettes  si multiples qu’il n’a de cesse de me fasciner tout autant qu’un kaléidoscope émerveille un  enfant.



Chapitrage du numéro

1. Ciel et mer, jour et nuit.

2. Sable et rochers, digues et villas.

3. Faune et laisses de mer

4. Pêcheries et dranets

5. Cueilleurs de coques et pêcheurs à la     ligne.

6. Voiliers et chariots

7. Windsurfs, kitesurfs, kayaks et     paddles

8. Jeux et bains, bassins et châteaux

9. Chevaux et sulkies

10. Humanité et reflets

Pêcheur à la ligne- Kairon - août 2019 -

Cueilleur de coques, estran de Kairon -2005 -

 « L'océan lui aussi écrit

et ne cesse d'écrire

À chaque marée

Il écrit sur le sable. »

Eugène Guillevic