Premier jour  (qui s’avère être en fait le quatrième) : De Fort Mahon à Berck plage

Nous fûmes hébergés ce soir- là chez M. Et  Mme V.  qui avec nous, Ventilatrice et Navigateur de la mission  de Kerkhof, concluait toute une tradition d’accueil et de convivialité de plus de 20 ans avec leur chambre d’hôte à FortMahon.    Investi dans  le milieu associatif, M. V. connaissait parfaitement les environs et nous prodigua de précieux conseils pour notre progression du lendemain. Nous étions leurs derniers clients. Le soir M. et Mme Vienne s’appliquèrent une dernière fois   à nous communiquer leur enthousiasme pour  leur station des dunes.

 « Fort-Mahon-Plage est une commune dont l'existence n'est pas très ancienne. Il semble établi que rien n'y existait avant le XVIIIe siècle, à part bien sûr d'importantes dunes de sable et la mer toute proche. Alors jugée plutôt froide et sauvage, la côte n'aurait accueilli que des pêcheurs et ramasseurs de coquillages occasionnels. Pour surveiller les dunes, sera construit un poste de garde avec une tour vers la fin du XVIIè siècle (à cause de la guerre avec les Anglais) dit “Corps de Garde de la Dune Blanche” pour surveiller l’entrée de la Baie d’Authie. Depuis, les dunes ont progressé de 3 km vers le nord. Ce corps de garde devait être à peu près au nord du Casino. Il fut démantelé en 1815.

C’est en 1790 que les premières maisons (simples masures de bergers) seront construites au bout des actuelles rues de l’Yser et de Robinson. Ce hameau fut appelé Fort-Mahon - Le nom de la localité dériverait de la victoire française de Port-Mahon remportée contre les Anglais à Minorque en 1756 -  L’année suivante la commune du Marquenterre était dissoute  au profit de deux communes : Quend et Saint-Quentin-en-Tourmont. En 1791, Fort-Mahon et les dunes ne font pas partie de Quend, mais de Saint-Quentin en Tourmont. C’est en 1899 que Quend récupérera un front de mer. Entre temps, les dunes qui avaient appartenu au comte de Valois,  avaient été achetées par un Mr Petit. Ses fils créèrent une route et vendirent des terrains. Cela se passait en 1886 : Fort-Mahon-Plage était née en tant que station balnéaire. Elle se séparera de Quend et deviendra une Commune en 1923. »

M. Vienne nous expliqua ensuite les raisons d’une certaine notoriété  que connut la station :

Station perdue au milieu des dunes, Fort-Mahon est à la fin du 19e siècle un site aride, composé de sable brûlant en été, qui s'envole au moindre coup de vent. Les rares constructions en font une station encore triste. Pour la rendre attirante, les promoteurs du site, lotisseurs et concessionnaires des bains, utilisent des arguments divers. La proximité de Paris, à 4 heures, puis 3 heures rend le site plus civilisé. On peut même faire l'aller-retour dans la journée. Deuxième argument, le caractère historique : on parle de 'domaine', et de citer les propriétaires successifs de ces dunes giboyeuses, tous issus de l'aristocratie : le comte d'Artois (Charles X), le prince de Rohan, le marquis de Croix, le comte de Butler, la marquise de Calonne, la marquise de Bryas, les familles Lagrenée-Vatiéval et Lagrenée-Duchaussoy (in : Bonnefond...).Mme Vienne se révéla fort documentée en nous détaillant  tous les arguments du promoteur Michel Bonnefond  qui  permirent la réussite de son entreprise à la fin du 19ème siècle :

« Michel Bonnefond, demeurant à Paris, jette son dévolu sur les dunes de Fort-Mahon, alors propriété de Petit. .

Le troisième jour 1


accueil le sentier des douaniers ressources ceux de Scissy la trace contacts