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1. La conchyliculture dans la baie

 La conchyliculture, est une activité essentielle de la baie du Mont St Michel. Elle concerne essentiellement la culture de deux espèces : l’ostréyculture et la mytiliculture.

Il est difficile de dire à quand remontent les premières traces d’ostréiculture en Bretagne. Sans doute, dès le mésolithique on voue un véritable culte à ce coquillage qui peut vivre à la fois dans l’eau et à l’air libre et qui est consommé par les populations littorales lors des périodes de disette.  Il semble que les Romains appréciaient déjà les huîtres de la péninsule bretonne. La forte demande de cette ressource va être à l’origine de son  exploitation quasi-industrielle. Il est probable que les huîtres étaient conditionnées sous forme de sauces ou de pâtes, après avoir fermenté ce qui permettait une très longue conservation du produit. Les Romains appréciaient en effet particulièrement les condiments à base de produits marins, comme le garum produit avec des sardines dans toute la baie de Douarnenez.  

Bien plus tard, Cancale devient, au XVIIIe siècle, la capitale de l’huître. ll s’agit alors d’huîtres sauvages, des produits de « grande marée », pêchées et parquées, avant d’être envoyées vers les tables des puissants et des personnages les plus riches. Elles viennent surtout du littoral nord de la Bretagne où on les pêche à la main, avec un râteau, tout comme d’autres coquillages. Dans la baie du Mont-Saint-Michel, de petits navires embarquent des dragues de 3 à 4 mètres. Une technique efficace, mais très destructrice pour les essaims.

Dans la seconde moitié du XVIIIIe siècle, la pêche aux huîtres s’intensifie, la demande augmentant, ce qui a pour effet de menacer le renouvellement de la ressource. Dès cette époque, on commence à se préoccuper de protéger les huîtres, en réglementant les prélèvements et en effectuant des recherches pour mieux en maîtriser l’élevage. Dans les années 1750, à Tréguier, les autorités limitent les périodes de pêche. En 1766, le parlement de Bretagne rend un arrêt interdisant la vente d’huîtres dans la baie de Cancale entre mai et août… De nombreuses expériences pour élever les huîtres et faire baisser la pression sur la ressource naturelle sont alors menées. L’ostréiculture moderne se développe avec le Second empire, période de stabilité sociale et sur fond de positivisme scientifique …

Une première grande épizootie se déclenche en 1920-1921. La production s’effondre et voit la quasi-disparition de l’huître plate. Ainsi, à Cancale, on passe de 25 millions d’huîtres en 1921 à seulement un million et demi, trois ans plus tard. Dès lors, c’est l’huître creuse ( d’origine portugaise qui va dominer le marché. Une autre crise de la ressource intervient à la fin des années soixante.  Plusieurs tonnes d’huîtres d’une nouvelle variété sont alors importées du Japon et permettent de repeupler les parcs qui parsèment les baies et les rias de Bretagne et constituent l’une des grandes activités économiques du littoral.   (Source Histoires de Bretagne de Erwan Chartier-Le Floch.)

http://ablogjeanfloch.over-blog.com/2016/03/l-ostreiculture-en-bretagne.html


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