Chevaux et sulkies  1

Chevaux :

Avec ses 115 000 équidés (et plus de 12 000 naissances par an), la Normandie est de loin la plus grande région française pour l’élevage du cheval. Au total, la France compte 1 000 000 équidés (chiffres IFCE – Institut Français du cheval et de l’équitation –, pour l’année 2017), dont 68 % de chevaux de races de selle et poneys, 16 % de races de chevaux de courses et 16 % de chevaux de traits et ânes.

Cette importance du cheval en Normandie est ancienne et s'inscrit dans l'histoire de la région. Avant la Seconde guerre mondiale, le cheval est partout, dans la campagne comme en ville ou encore dans les ports, pour le transport de marchandises jusqu’aux gares. Après la Seconde guerre mondiale, les chevaux sont un peu plus de 400 000 en Normandie, mais en cinquante ans, ce chiffre tombe à 50 000, du fait du remplacement systématique de l’animal par la machine, comme ce fut le cas d’ailleurs dans le reste de la France. « Alors que l’automobile et le chemin de fer avaient, peu à peu entre 1890 et 1930, remplacé la traction hippomobile pour les transports rapides ou sur les longues distances (…), le cheval de trait a subsisté plus tardivement dans les campagnes.

Pour les chevaux de selle, un renouveau () se manifeste dans les années 1980-1990 : c’est l’émergence d’un élevage de prestige, pour les courses, les concours hippiques et les loisirs. Il existait certes depuis longtemps mais il prend de l’ampleur. La Normandie accueille sur son territoire l’ensemble des familles de la filière équine (courses de trot et de galop, sports équestres, loisirs). Les chevaux emblématiques de la Normandie sont pour les chevaux de sang : l’Anglo-normand, le Selle français, le Trotteur français et le Pur-sang ; pour les chevaux de trait : le Cob normand et le Percheron. Mais la Normandie est aussi le berceau de races de poneys (le Poney français de selle) et d’ânes (ânes du Cotentin et ânes normands). Selon  le géographe Frémont (2017)

Les grands espaces de la baie et les longues plages de l’Ouest Normand  ont de tout temps attiré les cavaliers. Les touristes et  aussi les pélerins  du siècle dernier   gagnaient   le Mont Saint Michel en calèche.

Déjà dans la région de Granville, les 150 chevaux  du 2ème régiment d’infanterie de la caserne du roc de Granville et plus tard ceux du 202 ème s’entraînaient périodiquement dans les dunes et sur l’estran de Bréville.

Dès la création de Jullouville dans la Manche, une toute première course fut organisée sur la plage en 1886. L'hippodrome marin est reconnu offiellement dans le circuit des courses en 1910. Et depuis, seules deux guerres mondiales et une pandémie ont mis entre parenthèse ce rendez-vous prisé des amoureux des chevaux.

A partir des années soixante, avec le développement du tourisme d’après-guerre,  de petits manèges équestre se sont aussi installés dans la région du Sud –Manche et quelques éleveurs  y ont ouvert des haras.





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