Cinquième jour : vers Dives-sur-Mer

Situé à proximité de la gare maritime, immédiatement à proximité de la capitainerie, nous nous trouvions au point névralgique de la cité et nous nous apprêtions à remonter tout la rive gauche de l’Orne. Si Ouistreham est appelée « Perle de la Côte de Nacre » c’est avant tout pour son immense plage de sable fin et toutes les activités de loisirs et de détente qui y sont implantées.  Mais Ouistreham est aussi un lieu rempli d’histoire, celle du débarquement, qui est racontée par le musée N°4 Commando et le musée du Mur de l’Atlantique. Mais aussi l’histoire de la construction du canal qui a permis le développement de la ville. Ouistreham est à la fois un port de plaisance de 600 anneaux, un port de pêche ayant son marché aux poissons quotidien et un port commercial reliant Portsmouth tous les jours, jusqu’à trois rotations quotidiennes.

Nous traversâmes en premier lieu le quartier du port. Situé  à proximité des bassins de Ouistreham, le marché aux Poissons, sous sa halle, accueille 24 pêcheurs tous les matins de 8h à 13h. Il y a environ 7 chalutiers qui vendent leur propre pêche.  Les noms des bateaux  sont indiquées sur chaque étal.  Nous étions trop tard ce matin pour assister vers  7 heures à  l’arrivée des chalutiers et leurs filets remplis de fruits de mer et poissons. Pour tenter de grapiller ce qu’ils pouvaient, les mouettes et goélands ne manquaient jamais ce rendez-vous.

Après le port, nous commençâmes à remonter le canal :

« Cette infrastructure destinée à développer l’économie locale et dont la décision de construction remonte à 1836, fut inaugurée le 23 août 1857 par Napoléon III et l’impératrice Eugénie. La proposition de l’ingénieur Eustache, retenue par le conseil municipal caennais du 12 août 1836, était celle d’« un canal maritime partant du canal St Pierre, longeant la rive gauche de l’Orne et débouchant sur la mer au travers des dunes de Ouistreham ». Cette proposition basée sur l’idée originale, en 1798 par l’ingénieur Cachin, de « creuser un canal latéral à l’Orne » et entérinée par l’Empereur Napoléon Ier lors de sa visite à Ouistreham en 1811, avait connu des modifications après plusieurs études pour sa réalisation »

Source  Mairie de Ouistreham – Archives municipales - 2008 –

Au milieu du canal se déroulaient une joute d’un groupe de mousses juchés sur de petits youyous (optimistes démâtés) qui s’escrimait à exercer leur godille. Nous nous trouvions au b niveau de l’école de voile et les éclats de voix des enfants enjoués nous parvenaient portés par l’eau. Le site de la baie, Océan école de voile sise dans le port de Ouistreham-Riva Bella permettait  une pratique de la voile légère en apprentissage ou perfectionnement dans la baie de Sallenelles ou le canal de Caen à la mer…

La petite route qui longeait maintenant le canal semblait être prisée par les Ouistrehamais. Peuplés  de nombreux oiseaux y séjournent : les oiseaux qui fuient le froid glacial d’Europe du Nord y prennent leurs quartiers d’hiver : sarcelles d’hiver, souchets, siffleurs, pilets, bécasseaux, pingouins. Au printemps, surviennent les estivants, de retour d’Afrique, qui s’y s’installent : gravelots, hirondelles, coucous, fauvettes, tadorne de belon…


Le cinquième jour 1

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