Wind Surf, Kite Surf, Kayaks et Paddles,  Surf

N’ayant aucune expérience particulière de la glisse sur l’eau mais enthousiasmé par cette fabuleuse sensation de  la glisse  avec une pratique assidue  de  ski alpin sur les pentes neigeuses de la Vanoise et de ski nordique dans le massif vosgien, vénérant les luges de toutes sortes, j’observe avec intérêt tous les sports nautiques qui se sont développées sur la côte ces dernière années.

C’est Patrick Carn, un breton de Bénodet, qui, dit –on, a initié celle de la planche à voile sur les côtes bretonnes. En 1974, la compagnie hollandaise lui propose de représenter la marque  Ten Cate en France.De 280 planches vendues au salon nautique cette année-là, le nombre de planches passent à près de 15 000 en 1978 (source Le Télégramme 24 avril 2019)

La planche se répand ces  années-là sur l’estran de Jullouville. Très vite, grâce à sa popularité et à son développement rapide, certaines marques vont démocratiser le prix de ce nouveau matériel, comme la marque Bic (Vannes), dont les produits vont envahir les plages. Au cours des années 1980, la France est le premier pays au monde en termes de production et de pratiquants sur planche à voile. En 1984, la planche à voile s’inscrit dans les compétitions aux jeux olympiques. Elle va ensuite se perfectionner, en 2008 la planche RX  devient le nouveau support des jeux: X, en 2024 ce sera la IQ Foil qui sera retenue.

Les papis sur la plage se souviennent maintenant des premières planches qui ressemblaient  à un banc de musculation : «  La première génération de planches à voile n’a pas grand-chose à voir avec la glisse : les engins sont lourds et inesthétiques. Porter le flotteur (qui pèse parfois jusqu’à 30 kg) nécessite une formation d’haltérophile et le chariot n’existe pas encore… Les véliplanchistes font donc de nombreux arrêts entre leur véhicule et l’eau; les plus courageux, en un mouvement proche de l’épaulé-jeté, soignent leurs biceps en calant le flotteur sur la nuque ou la tête. Ahanant, transpirant, rougissant, les véliplanchistes sont épuisés avant d’être sur l’eau. Et il faudra un second voyage pour le transport du gréement ! Ce dernier est coordonné : pied de mât en bois et inox, mât en aluminium ou en fibre, wishbone en teck (pour les Windsurfers), auxquels il faut encore rajouter une lourde dérive de contreplaqué ou de bois massif. » source Openédition

Ce type d’embarcation va avoir ces heures de gloire. Le journal le Télégramme du  8 mars 2006 relate les exploits de la morbihannaise Raphaëlla le Gouvelo :

« La véliplanchiste Raphaëla Le Gouvello (46 ans) s'élancera le 5 avril d'Australie pour traverser l'Océan Indien en planche à voile, en solitaire et sans assistance, jusqu'à La Réunion et sur des eaux infestées de requins… »

Surfs et kayaks  1

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