accueil le sentier des douaniers ressources ceux de Scissy la trace contacts

Le neuvième jour 1

Ce matin là, il faisait très beau. Nous redoutions même un peu plus la chaleur dans l’ascension des falaises du Nez de Jobourg. Nous prîmes la précaution de bien remplir nos gourdes. Notre hôtesse nous indiqua alors un raccourci qui nous ferait rattraper le GR223 directement au village de Vauville. Nous étions sur les hauteurs et ce petit détour se révéla enchanteur pour qui démarre sa marche avec un sac à dos assez garni. Nous n’allions que suivre une descente en parcourant deux petites vallées boisées qui débouchaient sur le Prieuré de Vauville. Sur le plateau, une vue splendide s’étendait jusque la mer. Nous avancions dans le matin encore frais au milieu des chênes et des fougères ; le chemin suivait le ruisseau de Branval  qui allait gonfler celui de la Grande Vallée. Enfin nous franchîmes une barrière à bestiaux qui nous faisait directement entrer dans le bourg de Vauville. Moins typique que Siouville, le bourg ne manquait pourtant pas de charme avec sa petite rivière qui le scindait en deux, franchie par un petit  pont au nom fleuri de « Chasse Robinet ». Nous nous retrouvions dans la partie la plus ancienne du village avec son lavoir et sa passerelle de pierre formée de deux gros monolithes jetés en travers de son cours.

Nous délaissâmes les jardins de Vauville qui entourent le vieux château :

 «  Lieu en perpétuelle évolution, aboutissement d'un travail assidu corrélé au savoir botanique de ses créateurs, ce Jardin du Voyageur abrite une collection d’arbres et d’arbustes à feuilles persistantes qui forment un jardin vivant tout au long de l’année. De nombreuses espèces asiatiques mais aussi méditerranéennes composent le parcours sous forme d’un jardin spontané luxuriant…Les végétaux les plus robustes ont été associés en masse pour former des haies brise-vent afin d’abriter les plantes les plus délicates. Malgré la violence et la persistance des vents d’ouest qui balaient la côte distante d’ à peine 300 mètres, la dérive océanique Nord-Atlantique du Gulf-Stream tempère l’atmosphère, créant un climat favorable à l’acclimatation de plantes inhabituelles sous cette latitude…  Amaryllis, echiums pininana, hémérocalles, callistemons, aloès ou hydrangeas épousent les formes naturelles du terrain tandis que l’eau courante de l’ancien ruisseau qui alimentait les champs s’écoule au gré des différents bassins où crinums, osmondes royales et plantes aquatiques s’épanouissent généreusement. »

Le dépliant touristique concluait ainsi son boniment :

« Le Jardin botanique de Vauville forme l’écrin original du Château de Vauville, joyau de l’architecture du Nord-Cotentin, dont la tour date du XIIème et les deux ailes de la seconde moitié du 18ème  siècle. »

Nous devions retrouver le Sentier des Douaniers vers la plage. Nous poursuivîmes notre chemin tout droit vers la mer. Nous ne verrions pas nons plu le Prieuré de Vauville immortalisé par un tableau de Jean François Millet.  Construit dans les landes,  et dominant à 90 mètres d'altitude l'anse de Vauville, il nous aurait offert un joli point de vue sur Aurigny. Mais avec cette brume de chaleur, nous n’aurions pas vu grand-chose.

Wiki Manche le décrit ainsi :