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Le sixième jour 1

Sixième jour :  vers Deauville

La première halte que nous fîmes en repartant le lendemain, fut, à Dives, le village d’Art de Guillaume le Conquérant.   Situé à 200 mètres des Halles et de l'Eglise, le Village d'Art Guillaume-le-Conquérant était  ouvert gratuitement au public. On pouvait  le visiter à loisir et y rencontrer des artistes, des restaurateurs, des antiquaires et des artisans.
 Evidement à cette heure matinale, l’endroit était quasi désert. Cette curieuse auberge était un ancien relais de poste situé entre Rouen et Caen par le chemin de la grève.  L'ensemble des bâtiments comprenait des galeries extérieures pour accéder aux chambres, des écuries et ses dépendances. Il reste de cette époque quelques parties de bâtiments faciles à discerner dans la cour Louis XIV.
«  A la fin du 19ème siècle, avec la mode des bains de mer, une clientèle riche s'implante et l'auberge connait une époque de splendeur grâce à Monsieur Le Rémois. Cet aubergiste au talent exceptionnel assure à son établissement une réputation étendue et reçoit de nombreuses célébrités artistiques, littéraires ou politiques. Grand amateur d'art, Le Rémois transforme l'auberge et fait orner les bâtiments normands de colombages et de sculptures sur bois dans un style Médiéval ou Renaissance. Sur les toitures, il installe des épis de faitage. Il fait appel à l'archéologue Lotin de Laval pour reproduire des moulages de décors antiques. Collectionneur, il installe dans les trois cours des sculptures sur pierre authentiques du 17 et 18èmes siècles, parfois issues d'anciennes églises ou manoirs de la région. Le Rémois célèbre le souvenir de Guillaume le Conquérant qui, à Dives en 1066, a constitué sa flotte et regroupé son armée pour la Conquête de l'Angleterre. Le fronton du porche est gravé : «Hostellerie Guillaume Le Conquérant». Une fresque reproduisant partiellement la Tapisserie de Bayeux est installée dans la «Salle du Départ» qui abrite aujourd'hui l'Office de Tourisme. »

Source Village d’Art Guillaume le Conquérant

Nous nous aventurâmes dans les petites cours émerveillés par tout le bric à brac d’antiquités qui les encombrait.  Ces cours intérieures étaient toutes  en colombages. A l’étage, des galeries en bois desservaient des pièces en enfilade. Toutes ces galeries étaient  protégées par des toits recouverts de tuiles et d’un essentage de châtaignier, en forme d’écailles arrondies du plus bel effet. Confiné dans son petit atelier un artisan-sabotier était assis là, tout seul, armé de son herminette  à planter des clous. Il nous fit signe aimablement et poursuivit imperturbablement son ouvrage tout absorbé par son œuvre.

A la fermeture de l’usine en 1986, Dive a perdu près de 20 % de sa population qui peine a retrouvre de nos jours son niveau antérieur ( 6300 habitants en 1968). Les petits commerces tentaient péniblement à se maintenir dans le centre ville. La petite crêperie où nous avions dîné la veillle ne tarderait pas à fermer ses portes.