9. Gand est la première ville « à vélo » que j’ai pu explorer (excepté Amsterdam que je connais peu). J’y suis arrivé de nombreuses fois à bicyclette et  j’y ai acheté mon premier beau vélo. Il y a autant d’étudiants à Gand qu’à Rennes (60 000) et la ville  toute plate est sillonnée de canaux rendant la circulation automobile plus compliquée. Ceci expliquant cela. Les piétons doivent les craindre en priorité; silencieux et rapides, les vélos électriques ont accru ce sentiment d’«insécurité ». Le mois de juillet est traditionnellement réservé aux fameuses fêtes de Gand qui durent une dizaine de jours. C’est alors qu’une foule de piétons se répand dans la ville rétablissant un moment le pouvoir aux marcheurs. Les badauds circulent autour des saltimbanques qui eux marchent sur les mains… On glisse sur les moules et les frites qui débordent des cornets. Cornets d’abondance, tout le contraire des restrictions sous la lointaine occupation. Et pourtant une ombre soudain dans une vitrine jette le trouble.  Hier l’auto pour se rendre au boulot, maintenant le vélo, tout  ça reste  toujours affaire de bobos. Les sans-dents n’ont que leurs pieds pour avancer…


Pour me rendre à mon bureau

10.  En 1989, « j'étais alors en train de suer sang et eau, de m'user les phalanges sur un chouette accord du père Django, entre l’avenue de l’Europe et la rue de l’Adriatique  …


Entre la rue Didot et la rue de Vanves