7.Jumping International de Reims –Parc de Champagne – 2015

Evidemment il faut être un bien  piètre spectateur pour que la photographie prenne tout son sel(le)*. Ces formes qui mêlent l’énergie et la générosité prouvent dans un seul élan la supériorité indéniable des lignes courbes sur les lignes droites, la souplesse des rondeurs contre la rigidité des raideurs. C’est ce que se tue à nous démontrer la chanson de Brassens. Accord parfait.


Vénus Callypige

8. La grisette – square Jules Ferry – Paris XIème – 2011

En me promenant un jour le long du Canal St Martin, j’ai photographié cette statue sans savoir qui elle représentait. C’était comme la rencontre d’un provincial avec la féminité populaire du Paris mythique des apaches* magnifié par « Casque d’or » (Jacques Becker). J’ai su plus tard qu’il s’agissait de « La grisette de 1930 » réalisée par Jean Descomps ( 1911). Une grisette au XIXème siècle était un jeune ouvrière de la mode (passementière, drapière, boutonnière…) coquette et galante, le terme était souvent employé avec une connotation de prostitution occasionnelle (en effet, elles étaient souvent obligées de vendre leurs charmes en raison  de leur misère sociale)… Les différents bassins et squares en miroir qui se succèdent tout au long du canal St-Martin me suggèrent ainsi toute une perspective de ricochets.

*« … La figure de l'« apache » fait florès vers 1900 en devenant un terme générique qui sert à désigner des bandes criminelles du Paris de la Belle Époque. En 1902, deux journalistes parisiens, Arthur Dupin et Victor Morris, nomment ainsi les petits truands et voyous de la rue de Lappe et « marlous » de Belleville, qui se différencient de la pègre et des malfrats par leur volonté de s'afficher… »  source: wikipedia


Les ricochets