9.Les trois girafes – Zoo de Champrépus – Manche 2007

Savez-vous de quoi se nourrissent les girafes ?... De feuilles d’acacias. Cet animal est considéré comme un emblème de la non-violence. Allez savoir pourquoi. Est-ce à cause de sa libido particulièrement développée ?  Toujours est-il que les girafes nous sont très étrangères et  très exotiques de par leur robe toujours tachetée, mais surtout par leur cou démesuré et leur taille (jusqu’à 5,80 m de haut). Aussi sont-elles très attirantes. Elles ne communiquent que très rarement par la voix. La girafe a peu de prédateurs excepté peut-être les petits girafons isolés, et les individus malades qui peuvent alors être attaqués par des lions.Ces aspects pacifiques de la girafe ont inspiré un psychologue américain, Marshall Rosenberg qui a mis au point un système de communication basé sur la non-violence et l’a nommé le Girafien.  Il s’agit moins de l’aspect non verbal que de la nature de la communication. La girafe observe sans juger, exprime ses sentiments, accepte d’être vulnérable, exprime ce qu’elle désire fermement mais sans agressivité. Pparmi les autres animaux, le chacal, à l’opposé, juge, étiquette, exige, manipule, exerce un chantage, culpabilise et finalement établit un rapport de force… (d’après MMV)  


La visite

10. Embouteillage à Mughal Saraï -Uttar Pradesh -2010

Pour qui arrive à Varanasi ( Bénarès) par le train depuis le Bengale, La Mughalsarai Junction railway station est un point de passage obligé. De là on gagne la cité sainte en bus ou  en taxi par la Grand Trunk road. Cet axe commercial majeur qui s’étend de Kolkata à Kabul est très souvent encombré de camions qui font la navette d’Est en Ouest et vice versa. Ici, la modernité croise le chemin millénaire des pèlerins de Bénarès, notamment de ces Saddhus (Sages) qui parcourent encore toute l’Inde avec pour seul costume le traditionnel  lingui safran et la gamsha colorée imprimée de mantras ; encore que celui-ci arbore un bracelet montre et qu’il est peut-être venu par le train, lui aussi, signe que les temps changent Dans les années mille neuf cent soixante-dix, le voyage en Inde avait pris la place du « Voyage en Italie » du siècle précédent, si cher aux romantiques (Sthendal, Musset, Sand …). Ainsi les premiers voyageurs occidentaux, à l’instar des Beatles, allaient rechercher de nouvelles sources artistiques et spirituelles, toutes gorgées de la sensualité légendaire de l’Orient et de son haschich réputé (charas). Quand ils s’en retournaient en Europe, ils  étaient alors accueillis comme « le Messie » et, comme des prophètes, à leur tour, faisaient des émules. Rapidement les voyagistes saisirent l’aubaine de cette nouvelle mode au vol (si j’ose dire) et le voyage initiatique devint vite une  industrie lucrative…  

A mon frère revenant d’Italie