7. Taj Mahal à l’aube – Agra – India – Juillet 1987

«  C'est un mausolée de marbre blanc construit par l'empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam, aussi connue sous le nom de Mumtaz Mahal, qui signifie en persan « la lumière du palais ». Elle meurt le 17 juin 1631 en donnant naissance à leur quatorzième enfant alors qu'elle se rendait dans sa résidence de campagne. Elle trouve une première sépulture sur place dans le jardin Zainabad à Burhanpur. La construction du mausolée commence à Agra en 1632 et est achevée dans sa plus grande partie en 1643. Son époux, mort le 31 janvier 1666, est inhumé auprès d'elle. Le Taj Mahal est considéré comme un joyau de l'architecture moghole, un style qui combine des éléments architecturaux des architectures islamiques, iranienne, ottomane et indienne. Ustad Ahmad Lahauri de Lahore est considéré comme l’architecte principal auteur de sa conception. (wikipédia)

Les guides locaux racontent que  l’empereur fit assassiner la femme de l’architecte afin que celui-ci éprouve la même douleur que son souverain en vue de parfaire la réalisation de l’édifice.

Nombre de jeunes époux font le pèlerinage au Taj dans l’espoir d’exalter leur amour afin qu’il résiste  à l’épreuve du temps. »

Saturne

8. Vers le col d’Oderen – Frontière entre l’Alsace et la Lorraine – Vosges 1996

Parmi les êtres qui existent  sur terre, il y a en au moins deux qui dominent: le peuple des hommes et celui des arbres. Je suis convaincu que si les premiers vivaient plus longtemps, ces deux familles finiraient par se comprendre. Il n’y a pas de doute que les arbres naissent, vivent, meurent, boivent, respirent, souffrent, vieillissent, se rassemblent ou s’éloignent. Avez-vous passé une nuit en forêt, vous êtes-vous abrité de l’averse sous leur feuillage l’automne… Enfant, les avez-vous escaladés jusqu’à leur cime et ressenti le bonheur absolu du spectacle de leur canopée… Votre cœur est gravé dessus.  Il est sûr que les arbres parlent. Et même si on ne comprend pas encore bien ce qu’ils nous disent, ils nous parlent. Ils sont compatissants. Voyez leur écorce comment elle fut criblée, hachée, martyrisée par la grande guerre des hommes. Brassens pense aussi (mais il n’en est pas sûr !) qu’il y en a même en paradis. Et voyez, finalement ce vieil homme finit par ressembler à  un arbre avant qu’il ne tombe. Pour moi aussi, les arbres ont  souvent été la source d’une grande consolation….


Le vingt-deux septembre