3. En été 2003, j’arpentais les chemins de randonnées d’Aubrac, chevauchant parfois le tracé de celui de Saint Jacques. J’avais déjà sans doute en tête ce projet sur la mémoire de 14 et je recherchais systématiquement les monuments aux morts du moindre petit village que je traversais. C’est à Prades d’Aubrac, en plein cagnard de midi, que je photographiai celui-là. Il est facile de comprendre pourquoi. Pour moi le déclin de la paysannerie, date des massacres de la première guerre mondial.  En 1914, 56 % des 40 millions de français sont des ruraux et la moitié des appelés (http://www.humanite.fr/guerre-de-14-les-paysans-fortement-mobilises-547157 ) sont  des paysans, 700 000 seront tués, 500 000 plus ou moins mutilés et blessés 




La guerre de 14-18

4. C’est vers 2005 que j’entreprends le tour du Cotentin sur le GR223. Parvenant sur les plages du débarquement, la plupart du temps désertes, je suis surpris par l’aspect de cette curieuse ruine. Le lieu est lui aussi totalement dépeuplé. Dans ce café désert, la tentative de récupération de ce blockhaus quelques décennies plus tard semble elle-même être destinée à sombrer dans l’oubli . N’y a-t-il pas dans chaque guerre les germes d’un nouveau conflit ?

Je me souviens  alors qu’en 1984, pour le quarantième anniversaire du débarquement, certains commerçants vendaient dans de petits sachets, pour la modique somme de 2 $ pièce, du sable provenant des plages du débarquement à des vétérans anglais et américains venus s’y recueillir quarante ans après …


Les deux oncles