7. Paris. 2002. Cimetière Montparnasse.
Pendant l’hiver 2002, profitant d’un long moment d’attente à la gare Montparnasse, j’entraînais les enfants dans l’ascension de la Tour Montparnasse (en ascenseur, qu’on se rassure) afin de profiter du second plus haut Belvédère parisien (jusqu’en 2011, car après c’est la tour CB3 de la Défense, avec ses 231m de haut lui ravit sa place). Nous étions là-haut, sur la plate-forme, à 210 m de haut, à tenter de détailler les différents jardins et monuments qui ponctuent le panorama de Paris : Montmartre, la Tour Eiffel, l’Ile de la Cité avec Notre-Dame en poupe, lorsque je remarquai tout à fait en contre-bas le cimetière Montparnasse, entièrement contenu entre le boulevard Edgar Quinet, la rue Emile Richard, la rue Froidevaux, et, ça ne s’invente pas, la rue de la Gaité. On me fit alors la remarque suivante, toute pleine de justesse : « Finalement, les morts prennent moins de place que les vivants ! »…Au prix du mètre carré dans le XVème , c’était pas faux.
Ballade des cimetières
8. Carolles dans la Manche- Pâques 2012
La mienne de plage est celle de Carolles dont je découvre ici un panneau touristique qui en vante tous les mérites. C’est ici le berceau de ma famille maternelle, mais aussi la terre d’adoption de mon grand-père paternel. Dans les années trente, il s’était fait construire pour ses vieux jours une toute petite maison dans le bourg du village blotti dans un repli de la falaise. Il aimait se promener sur le chemin des douaniers qu’il longeait face aux îles Anglo-Normandes et au Mont Saint Michel. Enfant de l’été, c’est là que j’avais fait mes premiers pas sur le sable brûlant de cette grande plage qui s’étend d’un minuscule ruisseau côtier, le Crapeux, jusque Granville la républicaine. Pourquoi pas les derniers ? …
Ma mer à moi, c’est la Manche.
Supplique pour être enterré à la plage de Sète