9. Parc de Champagne – Reims – 2007
Dans Bilbo le Hobbit, le célèbre conte de JRR Tolkien, les arbres jouent un rôle extrêmement important. Peut-être que Tolkien, ancien combattant de 14-18, avait eu un serrement de cœur en constatant que les massacres de la guerre ne s’étaient certainement pas contentés de faucher les hommes mais avaient franchi également les lisières des forêts. Elles aussi furent martyrisées par les obus. Tolkien aimait les arbres. Dans son livre, ses arbres s’expriment entre eux et s’adressent dans leur langue Ent à quelques mages privilégiés qui les comprennent. Ces êtres prennent ainsi des décisions et imposent parfois leurs pouvoirs. A ce point qu’on pourrait presque parler d’anthropomorphisme de la part de cet auteur, tellement ces fameux Ents sont bavards… Féru de cette littérature, j’eus un jour cette vision d’un jeune arbre qui s’était détaché de son groupe et qui se déplaçait à travers une clairière ; arbre demoiselle s’il s’en fallait au vu du galbe de ses formes et qui semblait bien s’approcher vers moi, à ma rencontre. Il ne me restait plus qu’à engager l’esquisse d’une conversation intime avec cet étrange fantôme…
Le fantôme
10. Au printemps 2002, un enfant porte un masque de carnaval : c’est celui de Lionel Jospin, le premier ministre socialiste du gouvernement de l’époque. On est à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle. Le 21 avril, les résultats du premier tour tombent. Le parti socialiste qui obtient 4 610 113 voix est battu par le parti nationaliste d’extrême-droite de JM Le Pen qui obtient 4 804 713 derrière le parti républicain de Jacques Chirac qui caracole en tête avec 5 665 855 voix. Dans un discours fameux, Jospin annonce devant une assemblée horrifiée qu’à l’issue du second tour, il se retire de la vie politique. On assiste ainsi en direct à la « mort politique » d’un leader de parti. Mais quelques années après (2006) il se déclare être capable d’assumer la charge de chef de l’état. Echaudés, les socialistes lui préféreront la candidature de Mme Ségolène Royale pour les futures élections de 2007. Bien plus tard, le 9 décembre 2014, sur la proposition du président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone élu du PS, Jospin accepte sa nomination en tant que membre du Conseil Constitutionnel, à l’âge de 77 ans. N’est pas «Trompe la mort» qui veut …
Trompe la mort
Journal Télé Antenne 2 annonçant la mort de G. Brassens