7. Nieuwpoort Bad – Belgique – Eté 1999

Un film d’Ariel Zeitoun, Yamakasi, sorti en 2001, relate l’histoire de sept jeunes de banlieue qui ont crée leur propre discipline : l’art du déplacement. Connue aussi sous le nom de Parkour, cette discipline n’existe en tant que telle que depuis les années 1990 et reste peu connue du grand public et des institutions sportives traditionnelles. Il me semble que depuis le développement des jeux vidéos, cette « danse de la rue » s’est largement « virtualisée ». En prenant cette photo sur le parking d’une plage de la mer du Nord, m’est revenue à la mémoire toutes les courses, les chasses  et escalades de mon enfance où le moindre obstacle plus ou moins naturel, arbres, murs, clôtures, anciens bunkers,  immeubles désaffectés, rivières, rochers etc…  étaient devenus autant de défis, dans lesquels les intempéries, les interdits, les sursis, la furtivité, l’ « insurmontabilité » étaient autant de paramètres de ces exploits qui avaient pour seule véritable récompense un  sentiment  inégalé de liberté et cette délicieuse impression de savoir diriger sa vie.   


Je rejoindrai ma belle


8. Dans la villa du grand-père.  Manche.  1996

Cela fait cinq générations que, chaque année, nous nous retrouvons en famille dans cette villa un peu délabrée des années 30. C’est un endroit un peu en dehors du temps où il n’est nul besoin d’autres bruits que celui des enfants qui jouent dans l’allée, du vent qui souffle dans les pins, des mouettes  rieuses sur la plage  et des rouleaux d’écume  qui s’abattent sur le sable. Un livre, une guitare, un piano, un violon et deux chats sont juste là pour accompagner  notre bonheur, et quelques amis aussi pour le partager. Alors on se fait plaisir autour d’un plateau de fruits de mer et d’une bouteille de Sancerre et ce petit bonheur n’a  nul besoin d’être exposé à la foule car il constitue le fondement de ce qui permet d’affronter le monde et à notre joie de demeurer …

 


Les trompettes de la renommée