9. Sur le plateau du Larzac - août 2003-

Je n’ai jamais su si ce prélat dépouillé était un véritable évêque, ou bien un joyeux imposteur, entouré par une foule à moitié hébétée par la chaleur de la canicule de 2003. Cette vague de chaleur avait bien failli transformer le rassemblement de plus de 250 000 personnes (inespéré!)en un véritable drame humain généré par la pénurie d’eau potable nécessaire à toute une foultitude sur un plateau désertique en plein cagnard. Il y avait finalement quelque chose d’un peu biblique avec cette assemblée fondue dans l’espérance de sauver la terre d’un désastre écologique mais qui se trouvait elle-même au bord d’une immense pagaille et même, d’une véritable débâcle. L’enjeu était bien sûr autrement plus important que celui d’une messe en latin (ou non), et pourtant, à bien y regarder, certains conférenciers convoqués pour la circonstance me donnaient l’impression de s’adresser au public en hébreu vu l’état d’assoupissement avancé de l’assistance qui empirait à vue d’œil. Sur l’instant, cette impression éphémère eut le don de beaucoup m’amuser…

Tempête dans un bénitier  

10.Cour de récréation – Ecole Pommery - Reims- 2002.

Il y a quelque chose  qui ressemble  au  plan d’une église, dans le dessin un peu maladroit de cette marelle. Et ce petit palet, qu’on pousse progressivement vers le ciel jusqu’à l’instant décisif où l’enfant Icare atteint le ciel, ne représente-t-il pas le parcours d’une vie ?… Puissent les marelles perdurer encore longtemps dans nos cours d’école.


Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite,

Saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé !


(Le bonheur – Paul Fort)



L’enterrement de Paul Fort

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