3. Naga à Bhaktapur  - Népal-  automne 2011.

Perfide serpent à l’affût de cette tendre Pénélope, attentive à son crayonné. Dans le silence et l’exotisme raffiné du Palais Royal de Bhaktapur, au beau milieu d’une cour quasi-déserte, tout autour d’un bassin asséché, s’épanouit  une fleur de lotus sous le pâle soleil du matin. Comme dans les « Passantes » d’Antoine Pol, chanson enregistrée par Brassens en 1972 ,  « A la compagne de voyage/ Dont les yeux, charmant paysage,/ Font paraître court le chemin ;/ Qu’on est seul peut-être à comprendre,/ Et qu’on laisse pourtant descendre/ Sans avoir effleuré la main. », un regard croisé et un sourire esquissé ravivent le souvenir enfoui  d’un bonheur éphémère…



Pénélope

4. Dans le bocage

 – Environ de la Lucerne - Manche – 2006

D’Abbaye en abbaye, sur les anciens chemins des pèlerins de Compostelle, les apparitions ne sont pas rares au hasard des chemins creux du paysage bocager du Coutançais. On se sent observé soudain et on découvre à travers une haie le regard acéré d’une bête cornue : Belzebuth , Lucifer ou, plus ancien encore Pan, dieu de la nature, mi-homme, mi-bouc, compagnon des satyres ou des faunes, compagnon de Dyonisos et peut-être même une des réincarnations de Krishna dont il possède le don divin de la musique (le jeu envoûtant de la flûte). Alors, par la magie d’un regard, la vraie nature reprend tous ses droits.



Le Grand Pan est mort