3. Village d’Aubrac – Chemin de Saint Jacques de Compostelle – Août 2003.
Le chemin de St Jacques en cette journée ensoleillé de début août est encombré de pèlerins du dimanche. Il règne une atmosphère bon enfant de fraternelle compassion. Au village d’Aubrac (commune de St Chely) les cloches sonnent à toute volée. On se sentirait le cœur léger, délivré de tous ses péchés, s’il n’y avait pas encore toute cette route à faire, à traverser les landes et les forêts là où errent peut-être encore les descendants de la bête ( du Gévaudan) ou bien encore le fantôme de Joseph Bouvier (Le juge et l’assassin), ce dangereux mécréant si friand de bergères et de nonnettes esseulées…
Le mécréant
4. Couvent de Saint Augustin – Vieux Goa- 2010
Sur l’autel, les marguerites sont à peine écloses et aucun « pétale » de fleur laissant présumer un quelconque effeuillage ou une flétrissure éparpillée sur le napperon blanc qui recouvre la sainte table. La fleur elle-même, la marguerite, n’est-elle pas le symbole de la pureté, de l’innocence et de l’amour loyal. S’il n’y a qu’une seule épouse dans la vie de ce prêtre auréolé de lumière, c’est bien Marie, « la plus belle d’entre toutes les femmes », et la moindre des choses pour ce jeune abbé comme envoûté est de toujours lui demeurer fidèle… « Fuyant la touffeur tropicale de midi, on retrouvait dans la fraîcheur de cette petit église à la mode portugaise qui jouxte les anciennes ruines du couvent de Saint Augustin, sur les hauteurs du vieux Goa, une telle propreté et une telle simplicité, une telle atmosphère de sérénité et de confiance et on y ressentait un tel moment d’abandon, quelque chose d’un bonheur enfantin, que, rien que pour elle, on se serait fait catholique…
(Citation d’Albert Londres)
La marguerite