7. Calvaire improbable – Chaumont sur Loire – 2012

Touraine, cet excellent sauvignon de Chaumont sur Loire, ou bien la chaleur de cette journée orageuse d’été, à vélo à travers le vignoble qui me fit voir « au coin du bois » cet étrange calvaire planté dans les  vignes, comme une scandaleuse vision érotique. L’apparition de ce nu monté en cep de vigne me fit l’effet d’une vision satanique. Quel monstrueux Salmanazar pouvait bien déboucher cette gigantesque hélice ? Alors, je me suis souvenu :

C’est depuis 1957 qu’il coule en ton cœur la chaude liqueur de la treille (Le vin), et ce vin, cher poète, valait bien une messe. Cuvée millésimée, de surplus.



La religieuse  

8. Chapelle des os – Evora – 1988

J’ai lu quelque part, dans un bouquin de Jack London, que la peine de mort n’était appliquée chez les diggers du grand nord que lorsqu’on ne savait plu quel autre châtiment infliger aux criminels qui s’étaient rendus coupables  d’un trop grave outrage et dont la dangerosité en détention menaçait la survie du groupe. On s’en remettait donc au jugement de Dieu, qui seul pouvait juger l’acte. La mort n’était donc qu’un couloir vers la justice de Dieu, et non pas un quelconque lynchage par une foule haineuse, avide de sadisme. Au Portugal, cette chapelle d’Evora fut installée de la sorte, avec, pour murs, les ossements et les crânes des dévots défunts, afin d’inciter à une plus profonde réflexion les moines sur la vanité de toute existence terrestre. Cette mise en scène macabre qui accroche un squelette de pendu juste à côté à la potence du Christ sur sa croix, illustre parfaitement, mais avec un tout autre message, la chanson de Georges Brassens. Pour tous, la mort nous pend au cou. Ce prêtre atypique décrit par Brassens pouvait bien être un moine franciscain …


La messe au pendu