5. L’orchestre - Un mariage, quelque part en Saintonge –2010

La Saintonge est un pays de bien-être et de douceur où la nature semble s’harmoniser au plus profond désir de paix des hommes. Quelle promesse de bonheur pour un mariage sous de si heureux hospices. Mais les mariages sont souvent très organisés. Trop organisés. Il y a toujours quelque chose qui vient surprendre. Quelque chose dont les uns se trouvent offusqués,  transis de honte, mais dont les autres ravis tirent une exécrable jubilation. Ainsi, le coup de vent assassin qui soulève malicieusement  la robe de la « mariée » prend ici une  tout autre signification. La musique manouche si narrative et si résignée relate en pointillé toutes les futurs déboires de ce couple improbable mais aussi toute son élégante dignité.



La marche nuptiale

6.Scène du Ramayana - Nehru Children Museum – Kolkata- Inde 2010

Pourquoi cette scène avec ses figurines du Ramayana me fait penser à « La femme d’Hector » de Brassens ? … En fait, mon interprétation finale de cette chanson diffère sensiblement de celle de René Fallet. Elle est peut-être un peu plus « psychanalytique» si on me pardonne cet horrible mot. Mais cette  femme d’Hector qui se révèle être plus une petite sœur (des pauvres de nous) qu’une épouse, cette femme qui répare les chaussettes, cette femme qui visite les prisonniers, celle là qui parvient à l’enterrer dignement en dépit de la plus grande détresse, celle-là aussi qui calme toutes les ardeurs par de tendres caresses, non cette femme ne ressemble définitivement pas à une courtisane. Elle s’apparente bien plus à une  mère : celle  qui caresse son enfant en particulier mais qui cajole de la même manière tous ses enfants. En définitive, la femme d’Hector m’apparaît plus comme une sorte de devadâsi…  


La femme d’Hector