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L’amandier


L’amandier

chanson enregistrée le 27 mai 1957



« Monte m'embrasser si tu veux, si tu peux
Monte m'embrasser si tu veux, si tu peux
Mais dis-toi que, si tu tombes
J'n'aurais pas la larme à l'œil
Dis-toi que, si tu succombes
Je n'porterai pas le deuil

Les avait, bien entendu toutes mordues
Les avait, bien entendu toutes mordues
Toutes grignotées, mes amandes
Ma récolte était perdue
Mais sa jolie bouche gourmande
En baisers m'a tout rendu

Et la fête dura tant que le beau temps
Et la fête dura tant que le beau temps
Mais vint l'automne, et la foudre
Et la pluie, et les autans
Ont changé mon arbre en poudre
Et mon amour en même temps… »




« Porte de Lilas » fut tiré par René Clair du roman « La Grande Ceinture »(René Fallet). Ce fut la seule apparition de Brassens à l’écran. Sans doute, la dernière. Les poètes n’ont pas le goût des aventures collectives. Nous devons à celle-là trois chansons –« L’amandier », « Au bois de mon cœur », « Le vin ». La musique d’une quatrième –« Embrasses les tous »- et le titre d’une cinquième, « Les lilas ». « L’amandier » est une de ces chansons sacrifiées par Brassens. Sacrifiées parce qu’il ne les chante pas, ou peu, en scène. « On ne peut pas tout chanter », dit-il en matière d’excuse. C’est fort dommage pour « L’amandier », poème ravissant sur rythme de ronde enfantine, où les enjambements font les bonds mêmes de « l’écureuil en jupon » : »… et puis tu – redescends plus vite encore – me donner le baiser dû. » Nous avons un faible, nullement de circonstances, pour cette chanson de vert vêtue. Brassens par René Fallet (Denoël, p 77)





 








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