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Brassens: un souvenir d’enfance 1


Il y a 44 ans, le 29 octobre 1981, disparaissait Georges Brassens. Comme beaucoup d’entre vous, ses chansons m’ont toujours accompagné depuis plusieurs dizaines d’années maintenant. Elles restent brûlantes de pertinence et d’actualité. A l’occasion du 100ème anniversaire de sa naissance, j’ai souhaité illustrer nombre de ces chansons qui ont composé une partie de mon bagage musical. Cet inventaire musical m’a servi de viatique  pour effectuer un petit voyage  à travers les collections de photographies  que j’avais regroupées en 2016 dans un album sous le nom un peu précieux de « photogrammes acoustiques ».

Ma rencontre initiale avec l’univers de Georges Brassens remonte à 1965. A cette époque, Brassens était plus où moins interdit d’écoute chez nous - et pour certaines chansons carrément d’antenne -   dans la demeure d’un respectable professeur de latin-grec, accessoirement lieutenant-colonel de réserve dans l’armée française. Alors ma tante Patoche, parisienne  bien inspirée, avait bien tenté d’introduire un 45 tours dudit mécréant, avec quatre titres pourtant assez  raisonnables : chanson pour  l’auvergnat,  la prière, une jolie fleur, la mauvaise réputation. Mon paternel resta inflexible: elle dut le ramener à son appartement de la rue Falguières, Paris XVème.  Je retrouvais pourtant les précieux enregistrements chez un de mes meilleurs amis d’enfance où je passais, la plupart de mon temps, à faire les 400 coups. Le père de cet ami, appartenant à un milieu beaucoup plus libéral, était un fervent admirateur du Sétois. Il possédait tous les enregistrements dont on pouvait disposer de l’artiste et les diffusait  tout à loisir, à qui voulait bien écouter. Les couloirs de l’appartement résonnaient des bons mots de Brassens. Le père de mon ami,  auvergnat d’origine, avait sans nul doute craqué sur la fameuse chanson.  Mais c’est surtout le caractère quelque peu paillard et libertin du chanteur poète qui n’avait pas échappé  à nos jeunes oreilles, friandes de la moindre insolence. Quand on est con, on est con ! …, ou encore : elle m’emmerde, elle m’emmerde… L’injure nous ravissait et bien que, la plupart du temps, le sens des paroles nous échappait, nous nous laissions entraîner par ces musiques endiablées  dont nous débitions les paroles par cœur, phonétiquement  et  sans faillir, et, ce faisant, cela ne nous gênait pas le moins du monde par exemple de substituer « à Pâques fleurie » par « à pattes fleuries »…  


Repétition Pompehop (swing-manouche)

 Fantaisie- Impromptu de Chopin

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A la manière de John Fahey