accueil sur un air de Brassens ressources les deux georges ceux de Scissy contacts

Je suis un voyou



 Je suis un voyou

 Enregistrée le   28 octobre 1954





« … C'était une fille sage
À bouche, que veux-tu
J'ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Elle m'a dit d'un ton sévère
Qu'est-ce que tu fais là
Mais elle m'a laissé faire
Les filles, c'est comme ça

Puis, j'ai déchiré sa robe
Sans l'avoir voulu
Le bon Dieu me le pardonne
Je n'y tenais plus

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou… »





C'est un grand gosse qui écrit "Je suis un voyou". Le titre, d'abord. Puis cette Margot aux prises avec un amant insupportable et sûr de lui : "Mais elle m'a laissé faire - les filles c'est comme ça" ensuite ses défis à un Bon Dieu qui n'entend rien à l'amour. "Je suis un voyou c'est la joie de vivre et de faire l'amour chère au cœur de Prévert. Comme toujours chez Brassens le rabat-joie de cette joie survient. Souvent, le plus souvent, c'est le temps. lci, c'est un mari peint en deux mots : " triste bigot". A ce sujet, anecdote : Un Nord-Africain dit à Brassens : "Pourquoi êtes-vous raciste Monsieur Brassens ?" - " raciste ?" - "oui : triste bicot ".

René Fallet









Regrets  1